Christa Pike, qui a survécu à son exécution aux États-Unis, a recommencé à marcher, selon son avocat
Christa Pike, la condamnée qui a survécu à son exécution la semaine dernière aux États-Unis, a pu se lever et marcher pour la première fois dans sa chambre d'hôpital, a indiqué son avocat dans une interview diffusée jeudi par la BBC.
"Elle va plutôt bien", a affirmé à la radio britannique Stephen Ferrell.
L'avocat a précisé qu'il n'avait pas vu ni parlé directement à Christa Pike, mais qu'il avait appris qu'elle s'était "levée et avait marché" dans sa chambre d'hôpital.
Christa Pike devait être la première femme exécutée depuis plus de 200 ans dans le Tennessee. Mais elle a survécu à deux doses de pentobarbital, un puissant barbiturique, et a été admise en urgence dans un hôpital dans un état critique.
Elle a repris connaissance et a commencé à parler en début de semaine, selon ses avocats.
Ses bras sont "très abîmés et elle ne peut pas beaucoup les utiliser", a affirmé Stephen Ferrell à la BBC.
Mentalement, cette femme de 50 ans reste également "quelque peu confuse" : "elle perd très facilement le fil de ses pensées et oublie où elle va", a déclaré l'avocat.
"Donc elle est de retour. Elle est en vie. Nous en sommes heureux, mais elle n'est pas encore rétablie sur le plan mental", a-t-il ajouté. "Je suppose que son état va continuer à s'améliorer, mais il pourrait y avoir des séquelles permanentes. Nous ne le savons pas encore."
L'exécution de Christa Pike devait être la 30e mise à mort depuis le début de l'année dans le pays, toutes réalisées par injection létale.
A la suite de ce fiasco inédit, qui a relancé le débat sur la peine capitale aux États-Unis, le gouverneur du Tennessee, Bill Lee, a ordonné la suspension des exécutions dans son État et une enquête indépendante, puis accepté la démission du chef de l'administration pénitentiaire.
Christa Pike a été condamnée à mort pour avoir torturé et assassiné en 1995 une femme de 19 ans, un an de plus qu'elle à l'époque.
P.Beaulieu--SMC