Netanyahu assure qu'Israël va continuer "d'écraser le régime" iranien
Israël va "continuer d'écraser le régime terroriste" iranien, a assuré mardi soir le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, affirmant que la guerre déclenchée il y a plus d'un mois n'était "pas terminée".
Peu auparavant le président iranien, Massoud Pezeshkian, a déclaré que son pays voulait "mettre fin" à la guerre, mais exigeait des garanties pour "empêcher la répétition de l'agression", selon un communiqué de son bureau.
Entrée dans son deuxième mois, la guerre au Moyen-Orient, qui ébranle l'économie mondiale et a fait des milliers de morts, ne présente pas de signe de désescalade, malgré des tractations diplomatiques.
La journée de mardi a également été marquée par des frappes tous azimuts sur l'Iran et une mise en garde des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique, envers les entreprises américaines du secteur des hautes technologies implantées dans la région.
"La campagne n'est pas terminée (...) nous allons continuer d'écraser le régime terroriste, nous renforcerons les zones de sécurité autour de nous et nous atteindrons nos objectifs", a affirmé M. Netanyahu lors d'une allocution télévisée.
De son côté, le président iranien, a réclamé pour mettre fin à la guerre, des "conditions essentielles", en particulier "les garanties nécessaires pour empêcher la répétition de l’agression", avec le versement de compensations financières, la définition claire des responsabilités et un arrêt des hostilités sur tous les fronts.
Ses propos ont fait bondir la Bourse de New York, qui progressait de 2,21% à 18H15 GMT (20H15 à Paris). Les marchés voient avec inquiétude depuis le début de la guerre progresser les cours des hydrocarbures, porteurs de menaces inflationnistes, le prix de l'essence ayant atteint 4 dollars le gallon aux Etats-Unis.
- "Espionnage" -
L'optimisme boursier contraste avec le ton des Gardiens de la Révolution qui ont listé dans un communiqué 18 entreprises américaines dont Google, Apple, Meta ou encore Tesla, les accusant d'"espionnage" et menaçant de "destruction" de leurs locaux en représailles à tout nouvel "assassinat" de responsables en Iran.
Le guide suprême, Ali Khamenei, et le chef des Gardiens de la Révolution, Mohammad Pakpour, avaient notamment été tués au premier jour de la guerre déclenchée le 28 février par une offensive américano-israélienne contre l'Iran.
Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a lui affirmé mardi que les prochains jours seraient "décisifs", tout en assurant que les discussions avec l'Iran "se renforcent".
Dans la soirée, plusieurs explosions ont été entendues dans le centre de Téhéran, selon un journaliste de l'AFP.
Le gouvernement iranien avait indiqué plus tôt dans la journée qu'une entreprise pharmaceutique de Téhéran avait été touchée mardi, ainsi qu'une usine de dessalement sur l'île de Qeshm, sans préciser quand.
Mardi il a déclaré que les Etats-Unis "ne seraient plus là pour aider" les pays dont l'approvisionnement en pétrole dépend du détroit d'Ormuz, presque entièrement bloqué par l'Iran et par où transite d'ordinaire un cinquième des hydrocarbures mondiaux.
- "Interdiction de passage" -
"L'Iran a été, pour l'essentiel, décimé. Le plus dur est fait. Allez chercher votre propre pétrole!", a affirmé sur son réseau Truth Social le président américain, qui avait précédemment dit sa volonté que les discussions avec Téhéran aboutissent "rapidement".
L'Union européenne a appelé l'Iran à garantir "la liberté de navigation" dans le détroit d'Ormuz, alors qu'une commission parlementaire iranienne a approuvé mardi un projet visant à imposer des droits de passage aux navires transitant par le détroit, selon des médias d'Etat. Le texte inclut une "interdiction de passage" pour les Etats-Unis et Israël.
En Iran, la radio-télévision d'Etat Irib a annoncé un tir de missiles en direction d'Israël et sur place, les secours ont fait état de huit blessés légers hospitalisés dans la région de Tel-Aviv.
A Dubaï et à Ryad, des explosions ont de nouveau été entendues, selon des journalistes de l'AFP.
Le Qatar a lui évoqué mardi une "position très unanime dans le Golfe appelant à une désescalade et une fin de la guerre".
Au Liban par ailleurs, Israël a visé mardi un immeuble sur la route de l'aéroport de Beyrouth, alors que le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit en urgence après la mort de trois Casques bleus indonésiens dans le sud du pays.
Dans la capitale libanaise, plus d'un millier de personnes fuyant les bombes ont trouvé refuge dans des tentes installées sous les gradins de la Cité sportive. "Nous vivions comme des rois dans nos maisons. Notre vie est devenue un calvaire", explique Khodr Salem, un commerçant qui se déplace à l'aide d'une béquille.
Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a déclaré mardi que son pays avait l'intention d'occuper une partie du sud du Liban une fois la guerre terminée, Beyrouth fustigeant une "nouvelle occupation" du pays.
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M.Johnson--SMC