Mondial-2026/Groupe H: un statut de favori à assumer pour l'Espagne, l'Uruguay revanchard
Championne d'Europe en titre et portée par ses jeunes talents dont le prodige Lamine Yamal, l'Espagne est une des favorites du Mondial-2026 après plusieurs déceptions successives, dans un groupe H relevé où l'Uruguay veut retrouver ses galons de trouble-fête.
"Si nous nous sentons favoris, capables de gagner ce Mondial? Oui, a assumé le sélectionneur Luis de la Fuente lundi 25 mai en présentant sa liste. Mais cela ne garantit rien, il y a d'autres sélections aussi fortes que nous: l'Angleterre, la France, le Brésil, l'Argentine... Et même en étant supérieur à l'adversaire, dans le football, vous pouvez quand même perdre."
La raison de cette prudence ? Depuis son premier et unique titre suprême en 2010, la Roja sort de trois Coupes du monde décevantes, avec une élimination dès la phase de poules en 2014, et des sorties prématurées en 8es en Russie comme au Qatar.
Malgré des résultats brillants, l'Espagne est également dans le doute sur l'état physique de plusieurs joueurs comme le milieu de Manchester City Rodri, Ballon d'Or 2024, qui accumule les pépins depuis deux ans.
Plus inquiétant encore: le prodige barcelonais Lamine Yamal, 18 ans et déjà un des joueurs clés du titre à l'Euro-2024, est lui aussi sur le flanc, victime d'une déchire musculaire à la cuisse, et incertain pour le début du Mondial.
"Nous n'allons pas précipiter les choses. D'après les informations dont nous disposons, tout le monde devrait être prêt pour le premier ou le deuxième match. Nous ne prendrons aucun risque, mais s'il y a un moment pour en prendre, c'est bien lors d'une Coupe du monde", a déclaré de la Fuente le 25 mai.
Avec ces incertitudes et une défense moins solide que d'autres prétendants au titre, l'Espagne se méfie déjà en poules de l'Uruguay, toujours prêt à lutter de manière acharnée.
Sous la direction de Marcelo Bielsa, la Celeste n'a pas encore renoué avec ses succès des années 2010 et a semblé poussive lors de son parcours de qualification, terminé à la 4e place, bien loin du voisin et leader argentin.
Mais les coéquipiers de Federico Valverde y ont réalisé quelques coups d'éclat, comme leur victoire contre les champions du monde argentins à Buenos Aires, et veulent éviter un accident comme celui du Mondial-2022, quitté dès le premier tour.
L'Arabie saoudite n'est elle pas qu'un faire valoir, comme elle l'a démontré en 2022 en battant l'Argentine à la surprise générale lors du dernier match de poule.
Mais les Faucons verts, dirigés jusqu'à avril par le Français Hervé Renard, ont brutalement changé de sélectionneur, laissant peu de temps à Giorgos Donis, leur nouveau patron, pour se préparer, même s'il connaît bien le championnat saoudien où il entraînait.
Le Cap-Vert, dernier membre de ce groupe H, a déjà déjoué les pronostics en se qualifiant devant des équipes plus expérimentées comme le Cameroun, mais manque sérieusement d'expérience: il s'agit de son premier Mondial.
A.Lavoie--SMC