Prix de l'énergie: "pas de remise en cause" des aides même en cas d'arrêt de la guerre, selon le gouvernement
Les aides annoncées par le gouvernement français et s'étalant sur trois mois pour faire face à la hausse des prix de l'énergie ne seront pas remises en cause même en cas de fin de la guerre au Moyen-Orient, a indiqué dimanche la ministre déléguée à l'Energie, Maud Bregon.
"Pas de remise en cause quoi qu'il arrive. C'est un engagement que nous avons pris encore une fois auprès des Français, auprès des entreprises. Cet engagement sera tenu", a dit Maud Bregon, interrogée sur France 3 concernant une potentielle remise en question de ces mesures en cas d'armistice entre l'Iran et les Etats-Unis.
"Quand bien même le conflit s'arrêterait demain, les effets de cette guerre, et notamment sur le prix de l'énergie, spécifiquement sur le prix du carburant, continueront un certain temps. C'est pour ça qu'avec le Premier ministre, on a voulu déployer des aides à horizon trois mois", a aussi dit la ministre déléguée, par ailleurs porte-parole du gouvernement.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu et plusieurs de ses ministres ont détaillé jeudi les nouvelles aides instaurées pour soutenir l'activité économique à une nouvelle "échelle", face à la hausse des prix des carburants causée par la guerre au Moyen-Orient.
Afin de maintenir l'activité, les aides accordées aux secteurs de la pêche et de l'agriculture sont reconduites pour trois mois.
Les aides à l'achat de carburants dans le secteur des transports routiers sont également prolongées pour trois mois.
Le plafond de l'indemnité pour les travailleurs modestes grands rouleurs, jusqu'ici fixé à 50 euros, va par ailleurs doubler pour atteindre 100 euros. L'aide sera également prolongée de trois mois à partir de juin.
Concernant cette aide de 100 euros, qui cible trois millions de Français selon le gouvernement, 200.000 personnes se sont d'ores et déjà connectées sur un simulateur en ligne destiné à vérifier si elles sont éligibles, a indiqué Maud Bregon.
Dimanche, après des mois de guerre, le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a déclaré qu'une annonce était possible dans la journée concernant un accord avec l'Iran qui pourrait mettre officiellement fin à la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par des frappes israélo-américaines le 28 février.
A.Desjardins--SMC