Espagne : le gouvernement travaille "sans relâche" à l'identification des victimes de l'accident ferroviaire
Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a assuré vendredi que son administration travaillait "sans relâche" à l'identification des 69 personnes décédées dans la collision de deux trains à grande vitesse, face à l'angoisse des familles qui recherchent des disparus.
"Nous travaillons sans relâche, tous services de l'État confondus (...) pour tenter de fournir le maximum d'informations le plus rapidement possible, de manière fiable, aux familles des victimes", a déclaré le dirigeant socialiste après une réunion avec les services de secours près d'Urda, la commune du centre du pays où s'est produite la catastrophe.
M. Sánchez a réaffirmé "l'engagement" de "communiquer (aux familles) le sort de leurs proches au fur et à mesure que progresse l'ensemble du processus d'identification (...) des victimes de ce terrible accident", survenu mercredi matin, lorsqu'un train de la compagnie publique Renfe est venu percuter par l'arrière un autre train de la compagnie Iryo, à l'arrêt sur la voie, à 150 kilomètres au sud de Madrid.
"Nous n'excluons pas qu'il puisse y avoir davantage de morts", a averti M. García-Page, en précisant qu'en plus d'avoir récupéré "des corps complets", les secouristes ont rassemblé "jusqu'à 31 sacs contenant des restes partiels et cela, comme vous pouvez l'imaginer, rend l'identification extrêmement complexe".
Après avoir fourni leur ADN, de nombreux proches de disparus attendent dans la ville de Tolède, dont la morgue abrite les opérations d'identification, a constaté un journaliste de l'AFP.
À ce stade, "48 autopsies" ont été réalisées et "5 identifications ont été communiquées aux familles des victimes", a précisé jeudi soir l'organisme judiciaire chargé de ce travail.
Avec l'aide de trois énormes grues blanches et de chiens, les opérations de recherches de victimes se poursuivaient vendredi parmi l'amas de ferraille que sont devenus plusieurs wagons, même s'il "reste de moins en moins de choses à découvrir", a déclaré à la télévision publique TVE Esther Padilla, porte-parole du gouvernement de Castille-La Manche.
X.Boucher--SMC