Ligue des champions: belle soirée pour Liverpool, plus mitigée pour Barcola
Le pressing étouffant de Liverpool a eu raison de l'Atlético Madrid (2-1) mercredi dans une affiche épicée de Ligue des champions où Bradley Barcola, titulaire chez les Reds, a oscillé entre promesses et maladresse.
L'attaquant français s'est retrouvé propulsé dans le "onze" des titulaires, cinq jours après son baptême sous le maillot rouge, dans une équipe privée de Cody Gakpo, gêné aux adducteurs et ménagé.
Il a régalé son nouveau public avec quelques accélérations dont il a le secret, des déviations justes notamment en contre-attaque, et montré aussi très tôt qu'il était capable de repli défensif efficace jusque dans sa propre surface (8e).
L'ancien Parisien, cependant, a échoué dans sa quête de but, avec deux tirs repoussés par Jan Oblak (15e, 40e) et un face-à-face gâché face au gardien slovène d'un tir trop décroisé (49e).
Il n'a pas eu l'occasion de se rattraper, malheureusement, puisqu'il a dû quitter la pelouse à l'heure de jeu, victime de "crampes" selon son entraîneur Andoni Iraola, "soulagé" cependant après avoir redouté une blessure.
- Trous d'air -
Dans le nord-ouest de l'Angleterre, le choc a tenu toutes ses promesses entre deux équipes réputées pour leur intensité, accrocheuses et capables de déclencher des attaques foudroyantes.
Le public d'Anfield a tout de suite pu admirer les préceptes offensifs du nouvel entraîneur, un pressing haut et un jeu direct vers l'avant, et il a aussi observé les points faibles associés: un milieu de terrain parfois découvert, dans lequel l'adversaire s'engouffre.
Ce talon d'Achille était particulièrement perceptible sur l'ouverture du score. Julian Alvarez, pour sa première titularisation de la saison avec l'Atlético, a transpercé l'entrejeu sans grande adversité et servi en profondeur Marcos Llorente, buteur de sang froid (17e, 0-1).
Le latéral droit se régale décidément à Anfield puisqu'il a inscrit, dans l'emblématique stade anglais, la moitié de ses buts en Ligue des champions (cinq sur dix)!
La défense de Liverpool a encore tremblé, pour les mêmes raisons, sur une frappe lointaine d'Alvarez qu'Alisson a détournée d'une belle parade (27e).
- ... et Mac Allister -
Iraola a pris sa "part de responsabilité" dans ces ratés: "ils nous ont un peu surpris" avec leur organisation tactique de départ, "on s'attendait à autre chose", a-t-il admis en après-match.
Liverpool a resserré les boulons à la mi-temps, "mieux pressé" après, et l'entraîneur a "adoré" la seconde période. "Nous avons montré une grande force de caractère, surtout les joueurs, après un début difficile", a-t-il dit sur TNT Sports.
Plus stables derrière, les Reds n'ont pas relâché le pressing tout terrain, souvent étouffant, prôné par leur nouveau manager venu de Bournemouth, et ils en ont été récompensés sur l'égalisation.
Le latéral gauche Milos Kerkez, loin de son but, a chipé le ballon dans les pieds d'un adversaire et l'a transmis à Barcola, dont le tir a été repoussé par Oblak. L'action s'est poursuivie, le défenseur Ronald Araujo a déclenché une passe délicieuse, derrière sa jambe d'appui, pour Dominik Szoboszlai qui a conclu avec sang froid (40e, 1-1).
Les Reds n'ont jamais vraiment relâché leur étreinte et la défense des Rojiblancos, pourtant si difficile à déséquilibrer, a cédé une seconde fois sur une pétard d'Alexis Mac Allister déclenché depuis l'extérieur de la surface (50e, 2-1).
La veille en conférence de presse, le milieu argentin s'était dit "très triste" de n'avoir reçu aucune proposition du club pour prolonger son contrat, contrairement à d'autres partenaires. Mercredi, il a prouvé sa valeur sur le terrain par sa grinta et son but vainqueur.
S.Clark--SMC