Ligue des nations: opération rachat pour les Bleus de Zidane
Trois jours à peine après le nul concédé au Stade de France contre l'Italie (1-1), les Bleus vont tenter de se racheter à domicile face à la Belgique, lundi en Ligue des nations, pour finir sur une note positive le premier stage de Zinédine Zidane.
L'équipe de France a laissé le public de Saint-Denis sur sa faim vendredi et elle doit une petite revanche à ses supporters, ce qui serait la meilleure façon de clore cette première fenêtre internationale de l'ère Zidane et de ne pas laisser des interrogations et des doutes s'installer.
Malgré l'état de grâce et l'indulgence dont bénéficie logiquement l'icône du sport tricolore, une deuxième contre-performance consécutive ferait tache et ternirait un mandat débuté par un sans-faute avec deux succès en Turquie (1-0) et en Belgique (1-0).
"C'était top d'être avec les joueurs durant 15 jours. C'est frustrant parce que ça va s'arrêter. Il y a un dernier coup de collier à donner pour sortir de ce stage content. Les joueurs ont bien travaillé et ce serait bien de terminer par une victoire", a estimé le nouveau sélectionneur, dimanche.
Il y aura également un enjeu comptable à ne pas
négliger contre les Diables Rouges, privés sur suspension de leurs deux piliers du milieu, Kevin De Bruyne et Youri Tielemans, puisque trois points supplémentaires placeraient les Bleus, en tête du groupe 1, en position idéale pour se hisser en quarts de finale de la Ligue des nations.
- Reconstruction -
Le successeur de Didier Deschamps a pourtant d'autres priorités et ne fait pas d'un succès son seul horizon dans l'immédiat, insistant plutôt sur la nécessité de mettre d'abord en place ses idées. Zidane est encore dans une phase de reconstruction de l'équipe de France à son image et ne souhaite pas pour l'instant se focaliser uniquement sur le résultat.
"On a toujours envie de gagner. On est des compétiteurs. Mais l'important c'est de bien se préparer. Jusqu'à maintenant, je suis très satisfait de ce que j'ai vu, de l'état d'esprit, et c'est ce qui est le plus important pour moi. Il y a du boulot et on va s'y atteler mais je suis très content", a-t-il indiqué.
Sa philosophie, ambitieuse, demandera du temps pour être pleinement assimilée mais elle saute d'ores et déjà aux yeux. Zidane veut une équipe joueuse, créative, ayant la possession et imposant son jeu. Exactement ce que réussit à merveille le PSG de Luis Enrique, devenu une référence depuis deux ans et ses sacres consécutifs en Ligue ds champions (2025, 2026).
"C'est une équipe qui entreprend, va chercher très haut son adversaire, qui joue quand elle a le ballon et ne veut pas courir après le ballon. J'ai été meneur de jeu donc je n'aimais pas courir derrière le ballon, je voulais courir avec le ballon. Mais on ne doit pas avoir une possession stérile, il faut que l'on accélère dans les 40 derniers mètres et que l'on trouve certaines failles qui nous permettent d'être plus dangereux", a-t-il expliqué.
Concernant son onze de départ pour lundi, le match face à la Belgique intervenant seulement trois jours après le nul contre les Italiens, il y aura un turn-over, qui pourrait être assez large, comme il y a une semaine à Bruxelles. Homme fort de la défense, Dayot Upamecano est lui suspendu après son exclusion vendredi en fin de partie.
"Il y aura des changements, ça c'est sûr. C'est notre quatrième match (en dix jours, ndlr), il ne faut pas non plus faire n'importe quoi. En plus, il faut utiliser tout le monde. Tout le monde est important dans cette équipe. C'est ce que j'ai envie de transmettre à mes joueurs", a déclaré le sélectionneur. De quoi résumer la doctrine Zidane.
X.Baker--SMC